18 octobre 2026

La Vernarède

Assemblée Générale Ordinaire

CONVOCATION

Chères amies, chers amis,
Ceci est la convocation pour la prochaine Assemblée Générale de notre association. L’Assemblée Générale formelle aura lieu dimanche matin 18 octobre 2026 de 9h à 12h chez Frédéric Laine, Château Lou Cante Perdrix, 1 Route du Château, 30530 La Vernarède.
Comme à l’habitude, cette assemblée générale s’inscrit dans un week-end chargé d’activités :

Arrivée possible à partir de vendredi soir ;

Samedi 17 octobre

  • matin : visite libre de l’exceptionnelle collection de pianos de Frédéric Laine. Nous jouerons des pièces brèves pour pouvoir tous les essayer !
  • après-midi : présentation de sa collection par Frédéric Laine, puis présentation par Didier Hans des prototypes historiques des mécaniques Érard qu’il apportera pour l’occasion ; ce sera une grande première, à ne pas manquer ! Des éléments visibles du procédé révolutionnaire qui a fait entrer le piano dans la classe des instruments les plus réussis de l’histoire de la musique !
  • 18h30 : concert (programme) puis buffet offert par Frédéric Laine ; vous pouvez consulter ici la bio des musiciennes.

Dimanche 18 octobre 

  • 9h à 12h : Assemblée Générale
    Ordre du jour : 
    – Présentation du rapport moral et du rapport financier de l’année écoulée.
    – Votes pour le renouvellement des membres du CA démissionnaires ou en fin de mandat.
    – Cotisations 2026-2027.
    – Utilisation et développement du site.
    – Futur des prototypes de mécaniques détenus par l’association, relations avec les musées.
    – Activités de notre association hors de France : Belgique, Pays-Bas, Royaume Uni, Allemagne.
    – Relations avec les autres associations ou entités : Europiano-France, Musée de Limoux, Maison du Piano Historique, ITEMM, Association Boisselot & Fils, musées et associations en France et à l’étranger, etc. ; nouveaux adhérents.
    – Ressourcerie du piano.
    – Autres sujets.
  • Après-midi à définir.

MODALITÉS PRATIQUES

  • Gare SNCF : Chamborigaud. Si possible prévoir une arrivée groupée.
    • Hébergement : quelques chambres sont disponibles spécialement pour nous au château : pour cela réserver directement auprès de Madame Laine, 04 66 61 50 30. booking.com est désactivé tout le week-end de l’AG. Tarif de l’hébergement : 95 € par personne + petit déjeuner, chambre seule. 115 € divisés par 2 pour chambre à 2, 135 € divisés par 3 pour trois (tarif par nuit.) Le petit déjeuner est inclus de toute façon.
    Pièces jointes : le programme du concert et la biographie des musiciennes et le RIB de l’association pour envoyer votre cotisation. Il peut être plus commode de passer par Helloasso

Tous les membres de l’Association à jour de leur cotisation ou en voie de l’être, ainsi que les nouveaux membres, sont cordialement invités. Les membres et nouveaux membres de l’association auront ainsi l’opportunité de mettre à jour leur cotisation pour l’année 2025-2026 et de cotiser pour la suivante. Sinon, utilisez le RIB ci-joint pour voter cette année.

Vous vous souvenez que nous avons le droit d’émettre des reçus fiscaux pour les dons.

Prévenez-nous de votre venue et de votre participation pour que nous puissions organiser au mieux notre rencontre et vous renvoyer un pouvoir au cas où, adhérent.e, vous ne puissiez pas vous déplacer.

Cordialement

Le Bureau :
Jean-Paul De Backer, Philippe Bastid, Didier Hans, J.A. Leeuw, Jean Louchet, Wim van Mœrbeke, Marc Mougenot, Gaëlle Pavie, Françoise Tillard, Jean-François Tobias, Stephanie Weber, Xavier Wohleber

Les pianos carrés

Le premier piano contruit par Sébastien Érard fut un piano carré (5 octaves, 61 notes). Jusqu’à la moité du XIXème siècle, le piano d’appartement n’était pas un piano droit mais un piano carré. Le piano carré bénéficiait alors des derniers développements du piano à queue (notamment mécanisme à répétition).

Un carré de 1839, 6 octaves 1/2

Ce piano porte le n° 14377. D’après le registre Érard, il a été construit et vendu en avril 1839, à M. Poirée près d’Orléans. Le professeur qui œuvra sur ce piano le premier fut M. Dutfoy.
En vente en 2012 sur Leboncoin.

Les pianos à queue de salon

Ce sont les pianos à queue les plus courants. Dans l’appelation familière, il s’agit des quarts, des demis et des trois-quarts de queue que l’on trouve dans les salons et, à une certaine époque, dans les conservatoires.

Le classique modèle n°1

Ce modèle a été successivemenbt appelé « Petit modèle n°2 », « n°1 modèle ordinaire », puis « n°1 demi-queue ». Il est très courant : il a été fabriqué de 1850 à 1931 en 10.280 exemplaires. Les conservatoires en regorgeaient et c’était l’instrument de Maurice Ravel. Il est important de rappeler que ses concertos ont été composés sur ce piano, à cordes parallèles.
Nombre d’exemplaires

En voici un de 1897, en état d’origine, non restauré, accordé au la 440 Hz, tenant parfaitement et durablement l’accord. Le climat sec d’un appartement parisien a ouvert quelques fentes, qui se sont en partie refermées à son arrivée en Auvergne dans une maison en pierres scellées à la chaux (ce qui régule l’hygrométrie). Deux cordes aiguës ont été changées, en respectant les bouclettes « à la française »; les marteaux ont été poncés, et deux d’entre eux ont été réparés, cassés au niveau de la fourche. Le voici à son arrivée, après des années d’inutilisation, la table encore toute poussiéreuse. Le clavier sera très facile à dresser : il y a quelques inversions de touches, notamment entre des fa et des do. Remises dans le bon ordre, l’alignement est fortement amélioré ! Remarquez qu’il manque la barre de repos des marteaux. Cette barre sera vite retrouvée chez Manceaux-Guillemenot à Paris, à la bonne cote. Le S.A.V. 113 ans plus tard, avec Érard, ça marche !

Le Modèle n°2

Ce piano mesurant 2 m 48 est un trois-quart de queue ; on peut d’ailleurs hésiter à le classer dans les pianos de concert. Mais compte tenu du fait que jusqu’au bout il aura conservé une architecture extrêmement proche de celle du petit frère, le n°1 2 m 12, on le classera dans les pianos de salon.

Il s’appelait modèle n°4 jusqu’en 1864. Il sera produit jusqu’en 1918 semble-t-il (avec une tessiture à 88 notes ; le dernier 85 notes a été produit en 1904 [RB]).

Un Modèle n°2 (2 m 45, 3 barres et 85 touches)

Ce piano porte le n° 59276. D’après le registre Erard, il a été construit en avril 1884 et vendu en juillet, à Monsieur le Comte de Musy à Digoin. Le professeur qui oeuvra sur ce piano le premier fut M. Giraudeau.

Ici les photos sont peu agrandissables, étant de qualité médiocre.

Les pianos de concert

Les pianos de concert sont la vitrine du facteur de piano. On retrouve dès les débuts (1789) des traces de fabrication de « pianos en forme de clavecin ». En 1839, on trouve des pianos à queue, « grand modèle », 6 barres, 2 m 40, à 6 1/2 ou 7 octaves.
En 1849, il passe à 2 m 55, 6 barres, « modèle H ». En 1868, il passe à 7 octaves 1/4 (88 notes) et s’appelle modèle n° 3 depuis 1864. En 1871 apparaît un second piano de concert, 2 m 60. Ce piano passe à 7 octaves 1/2 (sol-do) en 1877.

Le Modèle n°3 de Thibault Lam Quang

Il s’agit d’un piano de concert, visiblement fabriqué entre 1880 et 1900, au vu du pupitre. Il mesure 2 m 55, cordes parallèles, 88 touches. Son cadre est constitué de 5 barres de section rectangulaire simple.

Un autre Modèle n°3

Le modèle standard de concert : 2 m 55, 5 barres, du la à l’ut.

Exceptionnel Extra Grand queue de concert Erard 1891
provenant de la collection du célèbre pianiste Jorg Demus

Invendu à 6.000 € sur le site d’enchères. On voit autour d’autres belles pièces
Piano de concert extra grand modèle de concert fabriqué par Erard à Paris en 1891, n°68004.
Longueur : 260 cm (l’annonce exagère de 5 cm!). Clavier ivoire et ébène 88 touches (la-do).
Ebénisterie en palissandre verni (quelques petits accidents de placage).
Partie instrumentale restaurée. Le pupitre est manquant
Sonorité puissante et brillante. Ce piano provient de la collection du célèbre pianiste autrichien Jörg Demus.
Il ressemble beaucoup au piano de Thibault Lam Quang : un « 5 barres » 88 touches.

Le modèle 3 bis (2 m 60)

Cette série de pianos de concert, rare, a été fabriquée entre 1871 et 1931 (au catalogue jusqu’en 1936).
En 1877, il passe à 90 notes.
En 1917, il croise ses cordes.

Un 3 bis parallèle 90 notes de 1880

Ce piano porte le n° 54465 ; d’après le registre Érard, il a été construit en septembre 1880 et vendu en octobre, à MM. Gould frères à Paris. Il est mis en vente en 2014 au Brésil pour la modeste somme de 35 000 réals (environ 17 k€).

Un 3 bis croisé 90 notes de 1925

Un modèle vraiment particulier. Unique, fabriqué sur commande. Il a fait l’objet récemment d’une belle restauration.

Sa propriétaire, enthousiaste, raconte :

Peut-être connaissez vous ce piano, ou l’un de ses jumeaux (peu nombreux) ?
Cordes croisées : il est de février 1925 , numéro 113639.
Offert par un ambassadeur à sa fille, élève au conservatoire de Paris. Ses initiales sont « C.C. » Plaqué de bois Vermeil (souvent appelé un peu à tort : Bois de Rose) bronzes dorés d’un modèle unique, intérieur : érable moucheté, 2,60m, 1,62m, 90 notes. Il sent bon (baume du Pérou, Myroxylon balsamum).
Presque 90 ans mais toujours jeune, aucune ride … Un ravissant mastodonte aux sons perles-cerises.

Les pianos droits

En préparation

Illustrations des pianos d’Érard et petite chronologie

Les images qui suivent ont été récupérées sur la toile, en particulier sur les sites d’annonces ou d’enchères. Souvent, les vendeurs ont été interrogés pour la fourniture de renseignements ou d’autres photos. Nous les remercions au passage. Les annonces non taguées de l’antipathique « curieux s’abstenir » sont appréciées. D’ailleurs, cette mention incite-t-elle à l’achat ?

D’autres photos, de meilleures qualité, proviennent des membres de FAN d’ÉRARD

Les pianos carrés

Le premier piano contruit par Sébastien Érard fut un piano carré (5 octaves, 61 notes). Jusqu’à la moité du XIXème siècle, le piano d’appartement n’était pas un piano droit mais un piano carré. Le piano carré bénéficiait alors des derniers développements du piano à queue (notamment mécanisme à répétition).

Un carré de 1839, 6 octaves 1/2

Ce piano porte le n° 14377. D’après le registre Érard, il a été construit et vendu en avril 1839, à M. Poirée près d’Orléans. Le professeur qui œuvra sur ce piano le premier fut M. Dutfoy.
En vente en 2012 sur Leboncoin.

Les pianos à queue de salon

Ce sont les pianos à queue les plus courants. Dans l’appelation familière, il s’agit des quarts, des demis et des trois-quarts de queue que l’on trouve dans les salons et, à une certaine époque, dans les conservatoires.

Le classique modèle n°1

Ce modèle a été successivemenbt appelé « Petit modèle n°2 », « n°1 modèle ordinaire », puis « n°1 demi-queue ». Il est très courant : il a été fabriqué de 1850 à 1931 en 10.280 exemplaires. Les conservatoires en regorgeaient et c’était l’instrument de Maurice Ravel. Il est important de rappeler que ses concertos ont été composés sur ce piano, à cordes parallèles.
Nombre d’exemplaires

En voici un de 1897, en état d’origine, non restauré, accordé au la 440 Hz, tenant parfaitement et durablement l’accord. Le climat sec d’un appartement parisien a ouvert quelques fentes, qui se sont en partie refermées à son arrivée en Auvergne dans une maison en pierres scellées à la chaux (ce qui régule l’hygrométrie). Deux cordes aiguës ont été changées, en respectant les bouclettes « à la française »; les marteaux ont été poncés, et deux d’entre eux ont été réparés, cassés au niveau de la fourche. Le voici à son arrivée, après des années d’inutilisation, la table encore toute poussiéreuse. Le clavier sera très facile à dresser : il y a quelques inversions de touches, notamment entre des fa et des do. Remises dans le bon ordre, l’alignement est fortement amélioré ! Remarquez qu’il manque la barre de repos des marteaux. Cette barre sera vite retrouvée chez Manceaux-Guillemenot à Paris, à la bonne cote. Le S.A.V. 113 ans plus tard, avec Érard, ça marche !

Le Modèle n°2

Ce piano mesurant 2 m 48 est un trois-quart de queue ; on peut d’ailleurs hésiter à le classer dans les pianos de concert. Mais compte tenu du fait que jusqu’au bout il aura conservé une architecture extrêmement proche de celle du petit frère, le n°1 2 m 12, on le classera dans les pianos de salon.

Il s’appelait modèle n°4 jusqu’en 1864. Il sera produit jusqu’en 1918 semble-t-il (avec une tessiture à 88 notes ; le dernier 85 notes a été produit en 1904 [RB]).

Un Modèle n°2 (2 m 45, 3 barres et 85 touches)

Ce piano porte le n° 59276. D’après le registre Erard, il a été construit en avril 1884 et vendu en juillet, à Monsieur le Comte de Musy à Digoin. Le professeur qui oeuvra sur ce piano le premier fut M. Giraudeau.

Ici les photos sont peu agrandissables, étant de qualité médiocre.

Les pianos de concert

Les pianos de concert sont la vitrine du facteur de piano. On retrouve dès les débuts (1789) des traces de fabrication de « pianos en forme de clavecin ». En 1839, on trouve des pianos à queue, « grand modèle », 6 barres, 2 m 40, à 6 1/2 ou 7 octaves.
En 1849, il passe à 2 m 55, 6 barres, « modèle H ». En 1868, il passe à 7 octaves 1/4 (88 notes) et s’appelle modèle n° 3 depuis 1864. En 1871 apparaît un second piano de concert, 2 m 60. Ce piano passe à 7 octaves 1/2 (sol-do) en 1877.

Le Modèle n°3 de Thibault Lam Quang

Il s’agit d’un piano de concert, visiblement fabriqué entre 1880 et 1900, au vu du pupitre. Il mesure 2 m 55, cordes parallèles, 88 touches. Son cadre est constitué de 5 barres de section rectangulaire simple.

Un autre Modèle n°3

Le modèle standard de concert : 2 m 55, 5 barres, du la à l’ut.

Exceptionnel Extra Grand queue de concert Erard 1891
provenant de la collection du célèbre pianiste Jorg Demus

Invendu à 6.000 € sur le site d’enchères. On voit autour d’autres belles pièces
Piano de concert extra grand modèle de concert fabriqué par Erard à Paris en 1891, n°68004.
Longueur : 260 cm (l’annonce exagère de 5 cm!). Clavier ivoire et ébène 88 touches (la-do).
Ebénisterie en palissandre verni (quelques petits accidents de placage).
Partie instrumentale restaurée. Le pupitre est manquant
Sonorité puissante et brillante. Ce piano provient de la collection du célèbre pianiste autrichien Jörg Demus.
Il ressemble beaucoup au piano de Thibault Lam Quang : un « 5 barres » 88 touches.

Le modèle 3 bis (2 m 60)

Cette série de pianos de concert, rare, a été fabriquée entre 1871 et 1931 (au catalogue jusqu’en 1936).
En 1877, il passe à 90 notes.
En 1917, il croise ses cordes.

Un 3 bis parallèle 90 notes de 1880

Ce piano porte le n° 54465 ; d’après le registre Érard, il a été construit en septembre 1880 et vendu en octobre, à MM. Gould frères à Paris. Il est mis en vente en 2014 au Brésil pour la modeste somme de 35 000 réals (environ 17 k€).

Un 3 bis croisé 90 notes de 1925

Un modèle vraiment particulier. Unique, fabriqué sur commande. Il a fait l’objet récemment d’une belle restauration.

Sa propriétaire, enthousiaste, raconte :

Peut-être connaissez vous ce piano, ou l’un de ses jumeaux (peu nombreux) ?
Cordes croisées : il est de février 1925 , numéro 113639.
Offert par un ambassadeur à sa fille, élève au conservatoire de Paris. Ses initiales sont « C.C. » Plaqué de bois Vermeil (souvent appelé un peu à tort : Bois de Rose) bronzes dorés d’un modèle unique, intérieur : érable moucheté, 2,60m, 1,62m, 90 notes. Il sent bon (baume du Pérou, Myroxylon balsamum).
Presque 90 ans mais toujours jeune, aucune ride … Un ravissant mastodonte aux sons perles-cerises.

Les pianos droits

En préparation

Titre

Sous titre

Chapeau ou introduction de l’article

Les pianos carrés

Le premier piano contruit par Sébastien Érard fut un piano carré (5 octaves, 61 notes). Jusqu’à la moité du XIXème siècle, le piano d’appartement n’était pas un piano droit mais un piano carré. Le piano carré bénéficiait alors des derniers développements du piano à queue (notamment mécanisme à répétition).

Un carré de 1839, 6 octaves 1/2

Ce piano porte le n° 14377. D’après le registre Érard, il a été construit et vendu en avril 1839, à M. Poirée près d’Orléans. Le professeur qui œuvra sur ce piano le premier fut M. Dutfoy.
En vente en 2012 sur Leboncoin.

Les pianos à queue de salon

Ce sont les pianos à queue les plus courants. Dans l’appelation familière, il s’agit des quarts, des demis et des trois-quarts de queue que l’on trouve dans les salons et, à une certaine époque, dans les conservatoires.

Le classique modèle n°1

Ce modèle a été successivemenbt appelé « Petit modèle n°2 », « n°1 modèle ordinaire », puis « n°1 demi-queue ». Il est très courant : il a été fabriqué de 1850 à 1931 en 10.280 exemplaires. Les conservatoires en regorgeaient et c’était l’instrument de Maurice Ravel. Il est important de rappeler que ses concertos ont été composés sur ce piano, à cordes parallèles.
Nombre d’exemplaires

En voici un de 1897, en état d’origine, non restauré, accordé au la 440 Hz, tenant parfaitement et durablement l’accord. Le climat sec d’un appartement parisien a ouvert quelques fentes, qui se sont en partie refermées à son arrivée en Auvergne dans une maison en pierres scellées à la chaux (ce qui régule l’hygrométrie). Deux cordes aiguës ont été changées, en respectant les bouclettes « à la française »; les marteaux ont été poncés, et deux d’entre eux ont été réparés, cassés au niveau de la fourche. Le voici à son arrivée, après des années d’inutilisation, la table encore toute poussiéreuse. Le clavier sera très facile à dresser : il y a quelques inversions de touches, notamment entre des fa et des do. Remises dans le bon ordre, l’alignement est fortement amélioré ! Remarquez qu’il manque la barre de repos des marteaux. Cette barre sera vite retrouvée chez Manceaux-Guillemenot à Paris, à la bonne cote. Le S.A.V. 113 ans plus tard, avec Érard, ça marche !

Le Modèle n°2

Ce piano mesurant 2 m 48 est un trois-quart de queue ; on peut d’ailleurs hésiter à le classer dans les pianos de concert. Mais compte tenu du fait que jusqu’au bout il aura conservé une architecture extrêmement proche de celle du petit frère, le n°1 2 m 12, on le classera dans les pianos de salon.

Il s’appelait modèle n°4 jusqu’en 1864. Il sera produit jusqu’en 1918 semble-t-il (avec une tessiture à 88 notes ; le dernier 85 notes a été produit en 1904 [RB]).

Un Modèle n°2 (2 m 45, 3 barres et 85 touches)

Ce piano porte le n° 59276. D’après le registre Erard, il a été construit en avril 1884 et vendu en juillet, à Monsieur le Comte de Musy à Digoin. Le professeur qui oeuvra sur ce piano le premier fut M. Giraudeau.

Ici les photos sont peu agrandissables, étant de qualité médiocre.

Les pianos de concert

Les pianos de concert sont la vitrine du facteur de piano. On retrouve dès les débuts (1789) des traces de fabrication de « pianos en forme de clavecin ». En 1839, on trouve des pianos à queue, « grand modèle », 6 barres, 2 m 40, à 6 1/2 ou 7 octaves.
En 1849, il passe à 2 m 55, 6 barres, « modèle H ». En 1868, il passe à 7 octaves 1/4 (88 notes) et s’appelle modèle n° 3 depuis 1864. En 1871 apparaît un second piano de concert, 2 m 60. Ce piano passe à 7 octaves 1/2 (sol-do) en 1877.

Le Modèle n°3 de Thibault Lam Quang

Il s’agit d’un piano de concert, visiblement fabriqué entre 1880 et 1900, au vu du pupitre. Il mesure 2 m 55, cordes parallèles, 88 touches. Son cadre est constitué de 5 barres de section rectangulaire simple.

Un autre Modèle n°3

Le modèle standard de concert : 2 m 55, 5 barres, du la à l’ut.

Exceptionnel Extra Grand queue de concert Erard 1891
provenant de la collection du célèbre pianiste Jorg Demus

Invendu à 6.000 € sur le site d’enchères. On voit autour d’autres belles pièces
Piano de concert extra grand modèle de concert fabriqué par Erard à Paris en 1891, n°68004.
Longueur : 260 cm (l’annonce exagère de 5 cm!). Clavier ivoire et ébène 88 touches (la-do).
Ebénisterie en palissandre verni (quelques petits accidents de placage).
Partie instrumentale restaurée. Le pupitre est manquant
Sonorité puissante et brillante. Ce piano provient de la collection du célèbre pianiste autrichien Jörg Demus.
Il ressemble beaucoup au piano de Thibault Lam Quang : un « 5 barres » 88 touches.

Le modèle 3 bis (2 m 60)

Cette série de pianos de concert, rare, a été fabriquée entre 1871 et 1931 (au catalogue jusqu’en 1936).
En 1877, il passe à 90 notes.
En 1917, il croise ses cordes.

Un 3 bis parallèle 90 notes de 1880

Ce piano porte le n° 54465 ; d’après le registre Érard, il a été construit en septembre 1880 et vendu en octobre, à MM. Gould frères à Paris. Il est mis en vente en 2014 au Brésil pour la modeste somme de 35 000 réals (environ 17 k€).

Un 3 bis croisé 90 notes de 1925

Un modèle vraiment particulier. Unique, fabriqué sur commande. Il a fait l’objet récemment d’une belle restauration.

Sa propriétaire, enthousiaste, raconte :

Peut-être connaissez vous ce piano, ou l’un de ses jumeaux (peu nombreux) ?
Cordes croisées : il est de février 1925 , numéro 113639.
Offert par un ambassadeur à sa fille, élève au conservatoire de Paris. Ses initiales sont « C.C. » Plaqué de bois Vermeil (souvent appelé un peu à tort : Bois de Rose) bronzes dorés d’un modèle unique, intérieur : érable moucheté, 2,60m, 1,62m, 90 notes. Il sent bon (baume du Pérou, Myroxylon balsamum).
Presque 90 ans mais toujours jeune, aucune ride … Un ravissant mastodonte aux sons perles-cerises.

Les pianos droits

En préparation

Illustrations des pianos d’Érard et petite chronologie

Les images qui suivent ont été récupérées sur la toile, en particulier sur les sites d’annonces ou d’enchères. Souvent, les vendeurs ont été interrogés pour la fourniture de renseignements ou d’autres photos. Nous les remercions au passage. Les annonces non taguées de l’antipathique « curieux s’abstenir » sont appréciées. D’ailleurs, cette mention incite-t-elle à l’achat ?

D’autres photos, de meilleures qualité, proviennent des membres de FAN d’ÉRARD

Les pianos carrés

Le premier piano contruit par Sébastien Érard fut un piano carré (5 octaves, 61 notes). Jusqu’à la moité du XIXème siècle, le piano d’appartement n’était pas un piano droit mais un piano carré. Le piano carré bénéficiait alors des derniers développements du piano à queue (notamment mécanisme à répétition).

Un carré de 1839, 6 octaves 1/2

Ce piano porte le n° 14377. D’après le registre Érard, il a été construit et vendu en avril 1839, à M. Poirée près d’Orléans. Le professeur qui œuvra sur ce piano le premier fut M. Dutfoy.
En vente en 2012 sur Leboncoin.

Les pianos à queue de salon

Ce sont les pianos à queue les plus courants. Dans l’appelation familière, il s’agit des quarts, des demis et des trois-quarts de queue que l’on trouve dans les salons et, à une certaine époque, dans les conservatoires.

Le classique modèle n°1

Ce modèle a été successivemenbt appelé « Petit modèle n°2 », « n°1 modèle ordinaire », puis « n°1 demi-queue ». Il est très courant : il a été fabriqué de 1850 à 1931 en 10.280 exemplaires. Les conservatoires en regorgeaient et c’était l’instrument de Maurice Ravel. Il est important de rappeler que ses concertos ont été composés sur ce piano, à cordes parallèles.
Nombre d’exemplaires

En voici un de 1897, en état d’origine, non restauré, accordé au la 440 Hz, tenant parfaitement et durablement l’accord. Le climat sec d’un appartement parisien a ouvert quelques fentes, qui se sont en partie refermées à son arrivée en Auvergne dans une maison en pierres scellées à la chaux (ce qui régule l’hygrométrie). Deux cordes aiguës ont été changées, en respectant les bouclettes « à la française »; les marteaux ont été poncés, et deux d’entre eux ont été réparés, cassés au niveau de la fourche. Le voici à son arrivée, après des années d’inutilisation, la table encore toute poussiéreuse. Le clavier sera très facile à dresser : il y a quelques inversions de touches, notamment entre des fa et des do. Remises dans le bon ordre, l’alignement est fortement amélioré ! Remarquez qu’il manque la barre de repos des marteaux. Cette barre sera vite retrouvée chez Manceaux-Guillemenot à Paris, à la bonne cote. Le S.A.V. 113 ans plus tard, avec Érard, ça marche !

Le Modèle n°2

Ce piano mesurant 2 m 48 est un trois-quart de queue ; on peut d’ailleurs hésiter à le classer dans les pianos de concert. Mais compte tenu du fait que jusqu’au bout il aura conservé une architecture extrêmement proche de celle du petit frère, le n°1 2 m 12, on le classera dans les pianos de salon.

Il s’appelait modèle n°4 jusqu’en 1864. Il sera produit jusqu’en 1918 semble-t-il (avec une tessiture à 88 notes ; le dernier 85 notes a été produit en 1904 [RB]).

Un Modèle n°2 (2 m 45, 3 barres et 85 touches)

Ce piano porte le n° 59276. D’après le registre Erard, il a été construit en avril 1884 et vendu en juillet, à Monsieur le Comte de Musy à Digoin. Le professeur qui oeuvra sur ce piano le premier fut M. Giraudeau.

Ici les photos sont peu agrandissables, étant de qualité médiocre.

Les pianos de concert

Les pianos de concert sont la vitrine du facteur de piano. On retrouve dès les débuts (1789) des traces de fabrication de « pianos en forme de clavecin ». En 1839, on trouve des pianos à queue, « grand modèle », 6 barres, 2 m 40, à 6 1/2 ou 7 octaves.
En 1849, il passe à 2 m 55, 6 barres, « modèle H ». En 1868, il passe à 7 octaves 1/4 (88 notes) et s’appelle modèle n° 3 depuis 1864. En 1871 apparaît un second piano de concert, 2 m 60. Ce piano passe à 7 octaves 1/2 (sol-do) en 1877.

Le Modèle n°3 de Thibault Lam Quang

Il s’agit d’un piano de concert, visiblement fabriqué entre 1880 et 1900, au vu du pupitre. Il mesure 2 m 55, cordes parallèles, 88 touches. Son cadre est constitué de 5 barres de section rectangulaire simple.

Un autre Modèle n°3

Le modèle standard de concert : 2 m 55, 5 barres, du la à l’ut.

Exceptionnel Extra Grand queue de concert Erard 1891
provenant de la collection du célèbre pianiste Jorg Demus

Invendu à 6.000 € sur le site d’enchères. On voit autour d’autres belles pièces
Piano de concert extra grand modèle de concert fabriqué par Erard à Paris en 1891, n°68004.
Longueur : 260 cm (l’annonce exagère de 5 cm!). Clavier ivoire et ébène 88 touches (la-do).
Ebénisterie en palissandre verni (quelques petits accidents de placage).
Partie instrumentale restaurée. Le pupitre est manquant
Sonorité puissante et brillante. Ce piano provient de la collection du célèbre pianiste autrichien Jörg Demus.
Il ressemble beaucoup au piano de Thibault Lam Quang : un « 5 barres » 88 touches.

Le modèle 3 bis (2 m 60)

Cette série de pianos de concert, rare, a été fabriquée entre 1871 et 1931 (au catalogue jusqu’en 1936).
En 1877, il passe à 90 notes.
En 1917, il croise ses cordes.

Un 3 bis parallèle 90 notes de 1880

Ce piano porte le n° 54465 ; d’après le registre Érard, il a été construit en septembre 1880 et vendu en octobre, à MM. Gould frères à Paris. Il est mis en vente en 2014 au Brésil pour la modeste somme de 35 000 réals (environ 17 k€).

Un 3 bis croisé 90 notes de 1925

Un modèle vraiment particulier. Unique, fabriqué sur commande. Il a fait l’objet récemment d’une belle restauration.

Sa propriétaire, enthousiaste, raconte :

Peut-être connaissez vous ce piano, ou l’un de ses jumeaux (peu nombreux) ?
Cordes croisées : il est de février 1925 , numéro 113639.
Offert par un ambassadeur à sa fille, élève au conservatoire de Paris. Ses initiales sont « C.C. » Plaqué de bois Vermeil (souvent appelé un peu à tort : Bois de Rose) bronzes dorés d’un modèle unique, intérieur : érable moucheté, 2,60m, 1,62m, 90 notes. Il sent bon (baume du Pérou, Myroxylon balsamum).
Presque 90 ans mais toujours jeune, aucune ride … Un ravissant mastodonte aux sons perles-cerises.

Les pianos droits

En préparation

© Le piano historique - Fan d'Érard